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Chirurgien prothèse hanche / genou

Cabinet des Dr Luc Kerboull & Dr Frédéric Sailhan
Chirurgien orthopédiste - Paris
prothèse de genou

Infection de prothèses - prothèse de hanche, prothèse de genou

L

infection d’une prothèse est une complication heureusement rare mais nécessitant un traitement spécifique parfois long et lourd.

Que cela concerne une prothèse de hanche ou une prothèse de genou le principe du traitement est le même.

Fréquence

En 2006 aux Etats-Unis, le nombre de prothèse de hanche et de genou atteignait le 800.000 réalisations /an.

Les causes principales d’échec des prothèses de hanche et de genou sont le descellement, les infections, les luxations et les fractures pé-prothétiques.

L’infection d’une prothèse reste une complication rare mais sérieuse.

Les taux d’infection rapportés dans la littérature varient entre 0.8 et 1.9% pour les prosthèses de genou et 0.3 à 1.7% pour les prothèses de hanche.

Facteurs de risque

Certains facteurs augmentent ce risque d’infection:

- Une reprise de prothèse

- Un antécédent infectieux sur l’articulation opérée

- Le tabac

- L’obésité

- Certaines maladies chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde

- Un traitement immunosuppresseur

- Le diabète

D’autres facteurs entrent en ligne de compte, cette liste n’est pas exhaustive.

Quels sont les germes responsables?

Les staphylocoques (aureus et coagulase negatif) sont les germes en cause des infections des prothèses dans plus de 50% des cas. Le propionibacterium acnes est également un germe régulièrement en cause.

Ces infections articulaires prothétiques sont souvent le fait d’une contamination polymicrobienne (dans près de 20% des cas), associant un staphylocoque auréus parfois résistant (à la méthicilline) ou des germes anaérobies.

Dans 7 à 8 % des cas aucun germe n’est identifié, souvent lorsqu’une antibiothérapie a préalablement été administrée, avant le diagnostique de certitude et la reprise chirurgicale.

 

D'ou viennent ces germes?

Ces germes infectants la prothèse proviennent le plus souvent de la peau du patient et son contaminant au moment de l’intervention chirurgicale ou dans les suites immédiates.

L’autre mode de contamination est le passage par la circulation sanguine (contamination hématogène) à l’occasion d’une plaie, d’une infection superficielle, d’une infection oro-pharyngée ou respiratoire.

Parfois aucune cause spécifique (aucune porte d’entrée) n’est retrouvée.

Dans quel délai surviennent ces infections?

Certaines infections de prothèse se manifestent « bruyamment » si les germes contaminant sont « agressifs », staphylocoque aureus et les bacilles gram-négatifs, et si la contamination s’est faite par inoculation pendant l’intervention initiale.

Dans ce cas l’infection se manifeste rapidement, dans les 2-3 mois suivants l’intervention.

Les germes moins virulents, les staphylocoques coagulase-négative et le propionibacterium acnes, donnent au contraire un tableau d’infection chronique à progression lente et qui se développe plusieurs mois ou plusieurs années après l’intervention.

Quels sont les signes de l'infection?

Dans les infection aigues : la douleur articulaire est le premier signe, une température élevée ou irrégulière, une articulation chaude, douloureuse, inflammatoire. Une altération de l’état général du patient peut s’associer rapidement à ces premiers signes cliniques.

Dans les infections lentes et chroniques : une douleur intermittente et modérée est parfois le seul signe clinique, un descellement de la prothèse est finalement découvert sur les radiographies de contrôle. Parfois une fistule cutanée se constitue avec le temps.

Faire le diagnostique de l'infection

Un ensemble d’examens permettent de faire ce diagnostique.

- Les radiographies : elles permettent, à intervalles réguliers, de mettre rechercher des modifications autour de la prothèse faisant évoquer le descellement de celle-ci. Des modifications des structures osseuses (ossifications, appositions périostées, ostéolyse) sont parfois retrouvées.

- Le dosage sanguin de la CRP (C-réactive protéine) : si il est élevé il évoque une infection.

- La scintigraphie osseuse : elle permet de rechercher une processus inflammatoire ou infectieux autour de la prothèse.

- La ponction du liquide articulaire : un prélèvement du liquide présent autour de la prothèse permet de rechercher la présence de germes par une mise en culture. Ce prélèvement est fait sous contrôle radiographique.

Comment traiter une infection de prothèse

Très schématiquement le principe du traitement est de retirer la prothèse infectée pour la remplacer par une nouvelle prothèse et d’administrer des antibiotiques.

Lors du retrait de la prothèse infectée de nombreux prélèvements sont faits à partir du liquide articulaire et des tissus pré-prothétiques ce qui permettra d’identifier les germes infectants.

L’os infecté et les tissus environnants sont nettoyés et une nouvelle prothèse est mise en place après avoir procédé à une éventuelle reconstruction de l’architecture osseuse de l’articulation concernée si l’infection à causé des dégâts osseux.

Le traitement antibiotique est donné par voie intra-veineuse puis par voie orale. Il est de plusieurs semaines.

Les antibiotiques peuvent être modifiés en cours de traitement en fonction des résultats des prélèvements bactériologiques.

 

Références

Références ayant permis de rédiger ce texte :

Berbari , Clin Infect Dis 2007.

Berbari , Clin Infect Dis 2006.

Berbari , Clin Infect Dis 1998.

Dowsey, CORR 2008.

Kurtz ,J Arthroplasty 2008.

Jamsen, JBJS Am 2009.

Peersman, CORR 2001

Pulido, CORR 2008.

Choong, Acta Orthop 2007.

Philips JBJS Br 2006.

Murdoch, Clin Infect Dis 2001.

Del Pozo, Clin Pharmacol Ther 2007

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L’Institut de Chirurgie de la Hanche et du Genou est spécialisé dans la chirurgie orthopédique de la hanche et du genou à Paris.