Chirurgie orthopédique paris, prothèse totale de hanche par une équipe de chirurgien orthopédiste spécialisé dans la prothèse des membres inférieurs, prothèse de hanche, prothèse de genou.
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Chirurgien prothèse hanche / genou

Cabinet des Dr Luc Kerboull & Dr Frédéric Sailhan
Chirurgien orthopédiste - Paris
prothèse de genou

Chirurgie - Orthopédie : Prothèse (totale) de hanche

L

a prothèse totale de hanche est l’une des interventions de chirurgie orthopédique les plus pratiquées dans le monde qui donne des très bons ou d’excellents résultats dans la très grande majorité des cas.

La voie antérieure ou voie de HUETER est la voie anatomique de hanche permettant de préserver les muscles et d’obtenir une récupération rapide après une prothèse totale de hanche. C’est cette voie antérieure de hanche que nous recommandons pour réaliser une prothèse totale de hanche. Cliquez ici pour visualiser le cours sur l’arthrose de hanche et la voie antérieure de HUETER.

La prothèse totale de hanche n’en reste pas moins un intervention de chirurgie orthopédique délicate nécessitant une prise en charge adaptée par une équipe de chirurgiens orthopédistes spécialisées. 

Prothèse céramique céramique

Radiographie du bassin avec une prothèse totale de hanche à droite

Pourquoi une prothèse de hanche?

Quelques chiffres :

Plus de 138.000 prothèses sont mises en place chaque année en France (chiffre de 2005). 120.000 sont des prothèses de première intention (sur une articulation de hanche « vierge ») et 18.000 sont des reprises de prothèse de hanche (un changement de la prothèse).

Contexte :

Lorsque l’articulation de la hanche (appelée articulation « coxo-fémorale ») est abîmée et qu’elle est responsable de douleurs quotidiennes ou d’une raideur invalidante il peut être indiqué de subir une chirurgie orthopédique dans le but de la remplacer par une prothèse de hanche. Dans la grande majorité des cas la cause en est l’arthrose de l’articulation de hanche, phénomène banale du vieillissement articulaire. Le terme médical de l’arthrose de la hanche est « coxarthrose » qui désigne l’arthrose de l’articulation coxo-fémorale.

Plusieurs autres situations pathologiques plus rares peuvent conduire à une usure de l’articulation de la hanche et nécessiter la mise en place d’une chirurgie orthopédique conduisant à la mise en place d’une prothèse de hanche : une fracture du col du fémur, une nécrose de la tête fémorale (ostéonécrose), certaines maladies inflammatoire (la Polyarthrite Rhumatoïde), des séquelles de maladies de l’enfance ou de l’adolescence (une épiphysiolyse fémorale, une ostéochondrite primitive de hanche, une arthrite…), enfin une séquelle de dysplasie de hanche ou de luxation congénitale de hanche.

Qu’est ce qu’une prothèse (totale) de hanche ?

C’est un implant destiné à remplacer l’articulation de la hanche et à assurer les mêmes fonctions : mobilité (de l’articulation) et support (lien anatomique et biomécanique entre le bassin et le membre inférieur).

Une prothèse (totale) de hanche comporte deux parties: un composant fémoral (la tige fémorale) et un composant acétabulaire ou cotyloïdien (la « cupule » fixée dans le bassin). Ces deux parties de la prothèse de hanche remplacent les deux structures anatomiques d’une hanche normale.

La tige fémorale est insérée dans le fémur après avoir sectionné le col du fémur et retiré la tête fémorale usée. Cette tige est soit cimentée soit impacté dans le fémur (voir « Les types de prothèses »). Sur cette tige fémorale une tête prothétique est positionnée pour s’articuler avec la « cupule » acétabulaire.

La « cupule » correspond au composant acétabulaire ou cotyloïdien de la prothèse totale de hanche. C’est la partie de la prothèse qui reçoit la tête fémorale prothétique. Elle a une forme  d’hémisphère. Elle est cimentée ou impactée dans l’os du bassin.

Prothèse de hanche

Prothèse totale de hanche avec une tige et un cotyle sans ciment

Ces deux pièces de la prothèse (totale) de hanche (fémorale et acétabulaire) doivent être correctement positionnées pour assurer une fonction optimale et durable à la prothèse de hanche.

La Voie d’abord dans le cadre d'une prothèse de hanche

La mise en place d’une prothèse de hanche nécessite dans un premier temps d’accéder à l’articulation : on parle de la « voie d’abord » de la hanche. Plusieurs voies d’abords existent pour mettre en place une prothèse de hanche. On distingue schématiquement les voies antérieures, antéro-externe, postérieures ou trans-trochantériennes.

Nous avons choisi la voie antérieure pour nos patients subissant une prothèse (totale) de hanche car elle présente certains avantages que n’ont pas les voies antéro-externe, postérieure ou trans-trochantérienne (voir aussi le chapitre « Les autres voies d’abord).

Nous utilisons donc une voie d’abord anatomique et antérieure, la voie de HUETER :

  • Cette voie est anatomique : ceci signifie nous ne coupons et ne désinsérons aucun muscle (à la différence d’une voie postérieure ou de la voie antérieure de Hardinge) et aucune structure osseuse (à la différence des voies trans-trochantériennes).

Nous passons entre deux groupes musculaires en les écartant l’un de l’autre. La capsule articulaire de la hanche est alors exposée et ouverte à sa face antérieure.

Il n’y a aucune section tendineuse, musculaire ou osseuse lors de cet abord :

  • Cette voie est antérieure : ceci signifie que nous abordons l’articulation de la hanche par sa face antérieure (en avant), limitant ainsi les risques de luxation de la prothèse de hanche dans les suites opératoires (la très grande majorité des luxations se produisent vers l’arrière). Seule la capsule articulaire antérieure est sectionnée et partiellement réséquée dans cette voie d’abord.

Cette technique limite donc le risque de luxations, elle permet une récupération plus rapide après l’intervention et préserve les structures anatomiques tendineuses et musculaires.

La cicatrice – le « Mini-Invasif » dans le cadre d'une prothèse de hanche

Aborder la hanche nécessite dans un premier temps de réaliser une incision de quelques centimètres, entre 7 et 12 cm pour la voie de HUETER.

Cette longueur de l’incision varie d’un patient à l’autre car toutes les hanches ne sont pas identiques (corpulence du patient, musculature, souplesse des tissus, etc…). Il est évident que les cicatrices ont tendance à être plus longues pour les hommes que pour les femmes et pour les patients corpulents ou musclés que pour les patients plus minces et moins grands.

Une mode a fait rage ces dernières années sur les voies dites « mini-invasives ». La taille de la cicatrice (de l’incision) n’est, en aucune manière, un critère pour qualifier un abord de « mini-invasif ». Elle ne présage en rien du caractère « mini-invasif » du reste de l’intervention et des gestes réalisés en profondeur.

La communauté des chirurgiens orthopédistes s’entend maintenant sur un point : on qualifie une voie d’abord de « mini-invasive » toute voie au cours de laquelle les structures anatomiques (musculaires, tendineuses et osseuses) ont été respectées, non sectionnées. A ce titre la voie antérieure de HUETER est une voie « mini-invasive ».

Type de Prothèse de hanche

Comme nous l’avons vu une prothèse est constituée d’une pièce fémorale (qui remplace la tête et le col fémoral usés) et d’une pièce cotyloïdienne ou acétabulaire (qui remplace le cartilage du cotyle usé de votre bassin).

La pièce fémorale comporte la tige et une tête (appelée « bille »). La tige est fabriquée en acier inoxydable ou en alliage de métaux. La bille peut être faite d’un alliage (chrome-cobalt) ou de céramique d’alumine (nous utilisons de la céramique Biolox Delta).

Prothèse totale de hanche

Tige fémorale cimentée

 

Prothèse

Tiges fémorales sans ciment avec et sans collerette

La tige fémorale peut être scellée par du ciment chirurgical dans le fémur. Dans ce cas la tige est parfaitement lisse. Le ciment acrylique (poly-méthacrylate de méthyle) assure une interface fine entre l’os du fémur et la tige prothétique et joue un rôle dans la transmission des contraintes mécaniques.

La tige fémorale peut également être impactée : elle est alors non cimentée. Elle est positionnée en contact intime avec l’os du fémur. Dans ce cas la tige est habituellement recouverte d’une surface rugueuse constituée d’hydroxyapathite. Ce revêtement assure la bonne intégration de la tige à l’os du patient.

La pièce acétabulaire ou « cupule » ou encore « cotyle prothétique » peut être fabriquée en polyéthylène (plastique chirurgical) ou en alliage de métaux (souvent en titane).

Un cotyle en polyéthylène sera soit cimenté soit impacté en force dans le bassin.

Un cotyle en alliage de métaux sera impacté en force dans le bassin. Comme pour la tige, une cupule impactée est recouverte d’une couche d’hydroxyapathite pour favoriser son incorporation à l‘os du bassin.

Une fois la tige et la cupule en place les deux pièces sont articulées (c’est le temps de la réduction de la prothèse).

Cette articulation prothétique représente un « couple de frottement ». Ce couple de frottement est défini par la nature de la tête fémoral et de la cupule : comme nous l’avons vu la tête peut être choisie en céramique d’alumine ou en métal. En regard de celle-ci la cupule sera en polyéthylène ou disposera d’un insert en céramique d’alumine. Le couple de frottement est alors désigné comme suit : « métal-polyéthylène » ou « céramique-polyéthylène » ou enfin « alumine-alumine » ou aussi appelé « céramique-céramique ».

porthèse de hanche

Couple céramique-céramique

Le couple « métal-métal » existe mais les inconvénients et complications qui y sont associés nous paraissent déraisonnables pour qu’il puisse être proposé.

Le choix des implants (tige cimentée ou non cimentée, « cupule » cimentée ou non, type de couple de frottement etc…) doit être adapté à la situation de chacun. Votre chirurgien fera ce choix en prenant en compte plusieurs facteurs : la qualité de votre os, l’anatomie spécifique de chacun, les antécédents opératoires de votre hanche, votre âge mais également son expérience personnelle et ses habitudes.

Déroulement de la chirurgie de la prothèse de hanche

La mise en place d’une prothèse de hanche est une intervention de chirurgie orthopédique bien rodée et sûre dans la très grande majorité des cas si elle est bien préparée et réalisée par une équipe entrainée et spécialisée.

Elle se déroule le plus souvent sous anesthésie générale.

Cette chirurgie orthopédique dure en moyenne 60 à 90 minutes. Elle peut durer d’avantage si les conditions anatomiques sont moins favorables.

Avant l’intervention votre chirurgien orthopédiste fait une programmation pré-opératoire sur une radiographie de la hanche à opérer : ces mesures permettent de décider précisément de la taille de la prothèse de hanche à mettre en place. Le chirurgien orthopédiste réalise également de mesures de longueur à ce stade.

L’abord de la hanche a déjà été décrit.

La tête fémorale usée est sectionnée et retirée. Le cotyle du bassin est préparé pour accueillir la « cupule » de la prothèse. Le fémur est lui aussi préparé pour recevoir la tige fémorale. Une fois les implants définitifs en place, les deux pièces sont articulées.

Avant la fermeture un drain est positionné dans l’articulation prothétique pour aspirer le sang et éviter la constitution d’un hématome dans les suites de l’opération.

Le fermeture de la voie d’abord nécessite un simple rapprochement musculaire et une suture des plans de la sous peau et de la peau.

Une radiographie de contrôle permet de vérifier le bon positionnement des implants.

Le patient peut se lever dès le lendemain avec un appui complet. En théorie le patient pourrait marcher le jour même mais l’élimination des produits de l’anesthésie nécessite plusieurs heures.

Le premier levé se fait donc avec un kinésithérapeute dès le lendemain de l’intervention.

Le drain est retiré habituellement au 3ème jour.

La marche se fait avec une ou deux béquilles pendant une à trois semaines selon le dynamisme du patient, ses douleurs et sa vitesse de récupération.

La sortie se fait entre le 3ème et le 5ème  jour après l’opération, le plus souvent pour le domicile.

Complication de la prothèse de hanche

Toute intervention chirurgicale (de la plus bénigne à la plus complexe) comporte un certain nombre de risques. Toutes les précautions prises ne peuvent rendre ces risques nuls.

Les complications les plus classiques qui peuvent survenir après la mise en place d’une prothèse de hanche sont : l’infection de la prothèse, la luxation de la prothèse (elle se déboite) et l’hématome. D’autres peuvent être citées telles que l’inégalité de longueur des membres inférieurs, une paralysie sciatique, une fracture du fémur…

Le risque de survenue de ces complications dépend des conditions anatomiques de chacun, de l’état général du patient, des antécédents et des pathologies associées (diabète, obésité, traitement immunosuppresseurs…).

Quoi qu’il en soit sachez que si une prothèse de hanche vous est proposée c’est que notre équipe de chirurgiens orthopédistes spécialisés a estimé lors des entretiens en consultations que les bénéfices attendus de la chirurgie sont supérieurs aux risques encourus.

Après l’intervention / Convalescence - prothèse de hanche

Au bout de 3 à 5 jours vous pouvez normalement quitter la clinique et regagner votre domicile. Ceci est possible si vous ne vivez pas seul(e) et si votre logement vous permet de vous déplacer aisément.

Vous quittez le service de chirurgie orthopédique et la clinique  ambulance ou en VSL (véhicule sanitaire léger).

La période douloureuse est passée et des antalgiques simples (de palier I et II) pris par voie orale sont suffisants.

Une infirmière viendra à votre domicile tous les deux à trois jours pour vérifier que la cicatrisation se déroule normalement et refaire votre pansement.

La convalescence après une prothèse de hanche est de 1 à 3 mois (période minimum de repos sans activité professionnelle ou sportive) : cette fourchette est large car elle tien compte des grandes variations entre des patients très actifs de moins de 50 ans et des patients plus âgés.

  • Vous pouvez marcher autant que vous le souhaitez dès le retour à domicile.
  • Vous pouvez faire du vélo d’appartement dès la fin de la troisième semaine post-opératoire.
  • Vous ne pouvez pas conduire une voiture avant la fin du 2ème mois post-opératoire.
  • Vous pouvez courir au bout de 3 mois.
  • Vous reverrez votre chirurgien à la 6ème semaine post-opératoire avec une radiographie de contrôle.

En cas d’inquiétude ou d’évolution manifestement inhabituelle vous devez venir consulter rapidement votre chirurgien orthopédiste.

Consignes anti-luxation - prothèse de hanche

Ces consignes sont les mêmes pour toute prothèse de hanche :

  • Nos chirurgiens orthopédistes vous recommandent de ne pas vous asseoir dans un siège profond c’est à dire un siège dans lequel les fesses sont situées plus bas que les genoux.
  • De même il ne faut pas croiser les jambes.
  • Il est recommandé de garder un cousin entre les jambes la nuit pendant les trois premières semaines.
  • Soyez attentif en entrant ou en sortant d’une voiture : ne croisez pas les jambes.
  • Lors des rapports sexuels adoptez des positions raisonnables en évitant les rotations de hanche.

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L’Institut de Chirurgie de la Hanche et du Genou est spécialisé dans la chirurgie orthopédique de la hanche et du genou à Paris.

Les diaporamas de l’ICHG

  • Arthrose de la hanche: de quoi s’agit-il? quand faut-il penser se faire opérer? cliquez ici.
  • Pourquoi absolument une VOIE ANTERIEURE pour une prothèse de hanche? cliquez ici.

 

Chirurgie - Orthopédie : Prothèse (totale) de hanche

L

a prothèse totale de hanche est l’une des interventions de chirurgie orthopédique les plus pratiquées dans le monde qui donne des très bons ou d’excellents résultats dans la très grande majorité des cas.

La voie antérieure ou voie de HUETER est la voie anatomique de hanche permettant de préserver les muscles et d’obtenir une récupération rapide après une prothèse totale de hanche. C’est cette voie antérieure de hanche que nous recommandons pour réaliser une prothèse totale de hanche. Cliquez ici pour visualiser le cours sur l’arthrose de hanche et la voie antérieure de HUETER.

La prothèse totale de hanche n’en reste pas moins un intervention de chirurgie orthopédique délicate nécessitant une prise en charge adaptée par une équipe de chirurgiens orthopédistes spécialisées. 

Prothèse céramique céramique

Radiographie du bassin avec une prothèse totale de hanche à droite

Pourquoi une prothèse de hanche?

Quelques chiffres :

Plus de 138.000 prothèses sont mises en place chaque année en France (chiffre de 2005). 120.000 sont des prothèses de première intention (sur une articulation de hanche « vierge ») et 18.000 sont des reprises de prothèse de hanche (un changement de la prothèse).

Contexte :

Lorsque l’articulation de la hanche (appelée articulation « coxo-fémorale ») est abîmée et qu’elle est responsable de douleurs quotidiennes ou d’une raideur invalidante il peut être indiqué de subir une chirurgie orthopédique dans le but de la remplacer par une prothèse de hanche. Dans la grande majorité des cas la cause en est l’arthrose de l’articulation de hanche, phénomène banale du vieillissement articulaire. Le terme médical de l’arthrose de la hanche est « coxarthrose » qui désigne l’arthrose de l’articulation coxo-fémorale.

Plusieurs autres situations pathologiques plus rares peuvent conduire à une usure de l’articulation de la hanche et nécessiter la mise en place d’une chirurgie orthopédique conduisant à la mise en place d’une prothèse de hanche : une fracture du col du fémur, une nécrose de la tête fémorale (ostéonécrose), certaines maladies inflammatoire (la Polyarthrite Rhumatoïde), des séquelles de maladies de l’enfance ou de l’adolescence (une épiphysiolyse fémorale, une ostéochondrite primitive de hanche, une arthrite…), enfin une séquelle de dysplasie de hanche ou de luxation congénitale de hanche.

Qu’est ce qu’une prothèse (totale) de hanche ?

C’est un implant destiné à remplacer l’articulation de la hanche et à assurer les mêmes fonctions : mobilité (de l’articulation) et support (lien anatomique et biomécanique entre le bassin et le membre inférieur).

Une prothèse (totale) de hanche comporte deux parties: un composant fémoral (la tige fémorale) et un composant acétabulaire ou cotyloïdien (la « cupule » fixée dans le bassin). Ces deux parties de la prothèse de hanche remplacent les deux structures anatomiques d’une hanche normale.

La tige fémorale est insérée dans le fémur après avoir sectionné le col du fémur et retiré la tête fémorale usée. Cette tige est soit cimentée soit impacté dans le fémur (voir « Les types de prothèses »). Sur cette tige fémorale une tête prothétique est positionnée pour s’articuler avec la « cupule » acétabulaire.

La « cupule » correspond au composant acétabulaire ou cotyloïdien de la prothèse totale de hanche. C’est la partie de la prothèse qui reçoit la tête fémorale prothétique. Elle a une forme  d’hémisphère. Elle est cimentée ou impactée dans l’os du bassin.

Prothèse de hanche

Prothèse totale de hanche avec une tige et un cotyle sans ciment

Ces deux pièces de la prothèse (totale) de hanche (fémorale et acétabulaire) doivent être correctement positionnées pour assurer une fonction optimale et durable à la prothèse de hanche.

La Voie d’abord dans le cadre d'une prothèse de hanche

La mise en place d’une prothèse de hanche nécessite dans un premier temps d’accéder à l’articulation : on parle de la « voie d’abord » de la hanche. Plusieurs voies d’abords existent pour mettre en place une prothèse de hanche. On distingue schématiquement les voies antérieures, antéro-externe, postérieures ou trans-trochantériennes.

Nous avons choisi la voie antérieure pour nos patients subissant une prothèse (totale) de hanche car elle présente certains avantages que n’ont pas les voies antéro-externe, postérieure ou trans-trochantérienne (voir aussi le chapitre « Les autres voies d’abord).

Nous utilisons donc une voie d’abord anatomique et antérieure, la voie de HUETER :

  • Cette voie est anatomique : ceci signifie nous ne coupons et ne désinsérons aucun muscle (à la différence d’une voie postérieure ou de la voie antérieure de Hardinge) et aucune structure osseuse (à la différence des voies trans-trochantériennes).

Nous passons entre deux groupes musculaires en les écartant l’un de l’autre. La capsule articulaire de la hanche est alors exposée et ouverte à sa face antérieure.

Il n’y a aucune section tendineuse, musculaire ou osseuse lors de cet abord :

  • Cette voie est antérieure : ceci signifie que nous abordons l’articulation de la hanche par sa face antérieure (en avant), limitant ainsi les risques de luxation de la prothèse de hanche dans les suites opératoires (la très grande majorité des luxations se produisent vers l’arrière). Seule la capsule articulaire antérieure est sectionnée et partiellement réséquée dans cette voie d’abord.

Cette technique limite donc le risque de luxations, elle permet une récupération plus rapide après l’intervention et préserve les structures anatomiques tendineuses et musculaires.

La cicatrice – le « Mini-Invasif » dans le cadre d'une prothèse de hanche

Aborder la hanche nécessite dans un premier temps de réaliser une incision de quelques centimètres, entre 7 et 12 cm pour la voie de HUETER.

Cette longueur de l’incision varie d’un patient à l’autre car toutes les hanches ne sont pas identiques (corpulence du patient, musculature, souplesse des tissus, etc…). Il est évident que les cicatrices ont tendance à être plus longues pour les hommes que pour les femmes et pour les patients corpulents ou musclés que pour les patients plus minces et moins grands.

Une mode a fait rage ces dernières années sur les voies dites « mini-invasives ». La taille de la cicatrice (de l’incision) n’est, en aucune manière, un critère pour qualifier un abord de « mini-invasif ». Elle ne présage en rien du caractère « mini-invasif » du reste de l’intervention et des gestes réalisés en profondeur.

La communauté des chirurgiens orthopédistes s’entend maintenant sur un point : on qualifie une voie d’abord de « mini-invasive » toute voie au cours de laquelle les structures anatomiques (musculaires, tendineuses et osseuses) ont été respectées, non sectionnées. A ce titre la voie antérieure de HUETER est une voie « mini-invasive ».

Type de Prothèse de hanche

Comme nous l’avons vu une prothèse est constituée d’une pièce fémorale (qui remplace la tête et le col fémoral usés) et d’une pièce cotyloïdienne ou acétabulaire (qui remplace le cartilage du cotyle usé de votre bassin).

La pièce fémorale comporte la tige et une tête (appelée « bille »). La tige est fabriquée en acier inoxydable ou en alliage de métaux. La bille peut être faite d’un alliage (chrome-cobalt) ou de céramique d’alumine (nous utilisons de la céramique Biolox Delta).

Prothèse totale de hanche

Tige fémorale cimentée

 

Prothèse

Tiges fémorales sans ciment avec et sans collerette

La tige fémorale peut être scellée par du ciment chirurgical dans le fémur. Dans ce cas la tige est parfaitement lisse. Le ciment acrylique (poly-méthacrylate de méthyle) assure une interface fine entre l’os du fémur et la tige prothétique et joue un rôle dans la transmission des contraintes mécaniques.

La tige fémorale peut également être impactée : elle est alors non cimentée. Elle est positionnée en contact intime avec l’os du fémur. Dans ce cas la tige est habituellement recouverte d’une surface rugueuse constituée d’hydroxyapathite. Ce revêtement assure la bonne intégration de la tige à l’os du patient.

La pièce acétabulaire ou « cupule » ou encore « cotyle prothétique » peut être fabriquée en polyéthylène (plastique chirurgical) ou en alliage de métaux (souvent en titane).

Un cotyle en polyéthylène sera soit cimenté soit impacté en force dans le bassin.

Un cotyle en alliage de métaux sera impacté en force dans le bassin. Comme pour la tige, une cupule impactée est recouverte d’une couche d’hydroxyapathite pour favoriser son incorporation à l‘os du bassin.

Une fois la tige et la cupule en place les deux pièces sont articulées (c’est le temps de la réduction de la prothèse).

Cette articulation prothétique représente un « couple de frottement ». Ce couple de frottement est défini par la nature de la tête fémoral et de la cupule : comme nous l’avons vu la tête peut être choisie en céramique d’alumine ou en métal. En regard de celle-ci la cupule sera en polyéthylène ou disposera d’un insert en céramique d’alumine. Le couple de frottement est alors désigné comme suit : « métal-polyéthylène » ou « céramique-polyéthylène » ou enfin « alumine-alumine » ou aussi appelé « céramique-céramique ».

porthèse de hanche

Couple céramique-céramique

Le couple « métal-métal » existe mais les inconvénients et complications qui y sont associés nous paraissent déraisonnables pour qu’il puisse être proposé.

Le choix des implants (tige cimentée ou non cimentée, « cupule » cimentée ou non, type de couple de frottement etc…) doit être adapté à la situation de chacun. Votre chirurgien fera ce choix en prenant en compte plusieurs facteurs : la qualité de votre os, l’anatomie spécifique de chacun, les antécédents opératoires de votre hanche, votre âge mais également son expérience personnelle et ses habitudes.

Déroulement de la chirurgie de la prothèse de hanche

La mise en place d’une prothèse de hanche est une intervention de chirurgie orthopédique bien rodée et sûre dans la très grande majorité des cas si elle est bien préparée et réalisée par une équipe entrainée et spécialisée.

Elle se déroule le plus souvent sous anesthésie générale.

Cette chirurgie orthopédique dure en moyenne 60 à 90 minutes. Elle peut durer d’avantage si les conditions anatomiques sont moins favorables.

Avant l’intervention votre chirurgien orthopédiste fait une programmation pré-opératoire sur une radiographie de la hanche à opérer : ces mesures permettent de décider précisément de la taille de la prothèse de hanche à mettre en place. Le chirurgien orthopédiste réalise également de mesures de longueur à ce stade.

L’abord de la hanche a déjà été décrit.

La tête fémorale usée est sectionnée et retirée. Le cotyle du bassin est préparé pour accueillir la « cupule » de la prothèse. Le fémur est lui aussi préparé pour recevoir la tige fémorale. Une fois les implants définitifs en place, les deux pièces sont articulées.

Avant la fermeture un drain est positionné dans l’articulation prothétique pour aspirer le sang et éviter la constitution d’un hématome dans les suites de l’opération.

Le fermeture de la voie d’abord nécessite un simple rapprochement musculaire et une suture des plans de la sous peau et de la peau.

Une radiographie de contrôle permet de vérifier le bon positionnement des implants.

Le patient peut se lever dès le lendemain avec un appui complet. En théorie le patient pourrait marcher le jour même mais l’élimination des produits de l’anesthésie nécessite plusieurs heures.

Le premier levé se fait donc avec un kinésithérapeute dès le lendemain de l’intervention.

Le drain est retiré habituellement au 3ème jour.

La marche se fait avec une ou deux béquilles pendant une à trois semaines selon le dynamisme du patient, ses douleurs et sa vitesse de récupération.

La sortie se fait entre le 3ème et le 5ème  jour après l’opération, le plus souvent pour le domicile.

Complication de la prothèse de hanche

Toute intervention chirurgicale (de la plus bénigne à la plus complexe) comporte un certain nombre de risques. Toutes les précautions prises ne peuvent rendre ces risques nuls.

Les complications les plus classiques qui peuvent survenir après la mise en place d’une prothèse de hanche sont : l’infection de la prothèse, la luxation de la prothèse (elle se déboite) et l’hématome. D’autres peuvent être citées telles que l’inégalité de longueur des membres inférieurs, une paralysie sciatique, une fracture du fémur…

Le risque de survenue de ces complications dépend des conditions anatomiques de chacun, de l’état général du patient, des antécédents et des pathologies associées (diabète, obésité, traitement immunosuppresseurs…).

Quoi qu’il en soit sachez que si une prothèse de hanche vous est proposée c’est que notre équipe de chirurgiens orthopédistes spécialisés a estimé lors des entretiens en consultations que les bénéfices attendus de la chirurgie sont supérieurs aux risques encourus.

Après l’intervention / Convalescence - prothèse de hanche

Au bout de 3 à 5 jours vous pouvez normalement quitter la clinique et regagner votre domicile. Ceci est possible si vous ne vivez pas seul(e) et si votre logement vous permet de vous déplacer aisément.

Vous quittez le service de chirurgie orthopédique et la clinique  ambulance ou en VSL (véhicule sanitaire léger).

La période douloureuse est passée et des antalgiques simples (de palier I et II) pris par voie orale sont suffisants.

Une infirmière viendra à votre domicile tous les deux à trois jours pour vérifier que la cicatrisation se déroule normalement et refaire votre pansement.

La convalescence après une prothèse de hanche est de 1 à 3 mois (période minimum de repos sans activité professionnelle ou sportive) : cette fourchette est large car elle tien compte des grandes variations entre des patients très actifs de moins de 50 ans et des patients plus âgés.

  • Vous pouvez marcher autant que vous le souhaitez dès le retour à domicile.
  • Vous pouvez faire du vélo d’appartement dès la fin de la troisième semaine post-opératoire.
  • Vous ne pouvez pas conduire une voiture avant la fin du 2ème mois post-opératoire.
  • Vous pouvez courir au bout de 3 mois.
  • Vous reverrez votre chirurgien à la 6ème semaine post-opératoire avec une radiographie de contrôle.

En cas d’inquiétude ou d’évolution manifestement inhabituelle vous devez venir consulter rapidement votre chirurgien orthopédiste.

Consignes anti-luxation - prothèse de hanche

Ces consignes sont les mêmes pour toute prothèse de hanche :

  • Nos chirurgiens orthopédistes vous recommandent de ne pas vous asseoir dans un siège profond c’est à dire un siège dans lequel les fesses sont situées plus bas que les genoux.
  • De même il ne faut pas croiser les jambes.
  • Il est recommandé de garder un cousin entre les jambes la nuit pendant les trois premières semaines.
  • Soyez attentif en entrant ou en sortant d’une voiture : ne croisez pas les jambes.
  • Lors des rapports sexuels adoptez des positions raisonnables en évitant les rotations de hanche.
  • Vous souhaitez avoir un renseignement ?

    N’hésitez pas à contacter directement nos chirurgiens orthopédistes, spécialistes de la hanche si vous avez la moindre question et nous vous répondrons dans les plus brefs délais.