Arthroscopie genou, ligament croisé du genou, chirurgie orthopédique paris, chirurgiens orthopédistes spécialisés
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Chirurgien prothèse hanche / genou

Cabinet des Dr Luc Kerboull & Dr Frédéric Sailhan
Chirurgien orthopédiste - Paris
prothèse de genou

Arthroscopie du genou - chirurgie orthopédique Paris

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arthroscopie est une technique permettant de réaliser certains gestes de réparation chirurgicale dans une articulation sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir cette articulation.

 

Une caméra (l’optique) et des instruments fins spécifiques sont introduits dans l’articulation du genou à travers la peau. Les cicatrices sont ainsi très petites et fines, souvent pratiquement invisibles.

 

L’arthroscopie du genou permet entre autre de réparer des lésions méniscales ou de remplacer un ligament croisé du genou rompu: la ligamentoplastie du croisé antérieur. Parfois l’arthroscopie est simplement utilisée pour faire un diagnostique ou compléter un bilan lésionnel.

Comment se déroule une arthroscopie du genou ?

Lors d’une arthroscopie du genou, le patient est soit sous anesthésie générale soit sous rachie-anesthésie. L’intervention se déroule sous garrot pour éviter le saignement.

Une caméra de quelques millimètres de diamètre (appelée « optique ») est introduite dans l’articulation du genou. Cet optique est muni d’un lumière froide. Les images sont retransmises sur un écran nous permettant de visualiser toutes les structures à l’intérieur du genou, en couleur et avec un fort grossissement. Vous pouvez ainsi suivre le déroulement de l’arthroscopie du genou si vous êtes sous rachie-anesthésie.

L’articulation est irriguée en permanence et des instruments fins sont introduits par un autre orifice millimétrique pour effectuer le geste chirurgical (palpeur, ciseaux, pinces, shaver…). L’espace de travail dans l’articulation est généré par le liquide (du sérum physiologique stérile) introduit sous pression.

L’arthroscopie du genou nous donne accès aux différentes surfaces de cartilage du genou (de la rotule, du fémur et du tibia), à vos ménisques (interne et externe), aux ligaments croisés et à la capsule articulaire.

Des gestes de réparation, de suture, d’excision ou de biopsie (prélèvements) peuvent être réalisés par le chirurgien.

Notre équipe de chirurgiens orthopédistes réalise également les ligamentoplasties du genou sous arthroscopie.

Arthroscopie en ambulatoire

Dans la très grande majorité des cas, une arthroscopie du genou se fait lors d’une hospitalisation d’une journée. Elle est réalisée en chirurgie « ambulatoire ». Cette chirurgie ambulatoire est en plein développement.

Vous êtes opéré(e) par nos chirurgiens spécialisés sous rachi-anesthésie (anesthésie péri-durale) et vous quittez la clinique dans l’après-midi après une visite de contrôle. C’est la cas en particulier pour une simple lésion méniscale, un lavage articulaire, une biopsie synoviale etc…

Lorsqu’une intervention plus importante est prévue, comme une ligamentoplastie (DIDT ou KJ) du genou, vous pourrez également être hospitalisé(e) en ambulatoire ou en hospitalisation traditionnelle. Tout dépend de la technique employée, des conditions de sortie et des conditions d’accueil à domicile.

Une hospitalisation en ambulatoire peut être annulée à tout moment pour des raisons médicales de sécurité si l’équipe soignante le juge nécessaire. Dans ce cas vous resterez une nuit à la Clinique au sein de notre service de chirurgie orthopédique.

Suture méniscale ou excision méniscale?

Le geste le plus fréquemment réalisé sous arthroscopie est un geste méniscal.

En effet, les lésions des ménisques du genou sont fréquentes et représentent l’une des principales causes de douleurs du genou. Les sujets jeunes et/ou sportifs (quelque soit leur âge) sont habituellement victimes de lésions méniscales traumatiques et les sujets plus âgés de lésions dégénératives.

L’arthroscopie du genou permet de réséquer (retirer, exciser) une partie abîmée du ménisque. On parle de régularisation pour signifier l’ablation de la portion déchirée, fissurée ou rompue du ménisque. Lorsque la lésion n’est pas « suturable », qu’elle est trop abîmée, que la partie fissurée est de mauvaise qualité, effilochée ou calcifiée, il est recommandé de l’exciser. Cette option est choisie par l’équipe de chirurgie orthopédique lorsque la suture de la fissure n’est pas possible ou inutile.

Dans ce cas l’excision doit être la plus économe possible pour conserver le maximum de ménisque possible. La régularisation ou l’excision sera donc toujours partielle. En effet, les ménisques assurent le lien amortisseur indispensable entre le fémur et le tibia ainsi qu’une partie de la congruence de l’articulation du genou.

Plus le patient est jeune plus il faut « se battre » pour conserver le maximum de tissu méniscal.

Ainsi la suture de la lésion du ménisque reste la solution idéale lorsqu’elle est possible. Cette suture est réalisée grâce à des instruments spécifiques appelés « ancres ». Une languette méniscale ou une fissure peuvent ainsi être réparées sans ouvrir l’articulation du genou. Après une suture méniscales les conditions de reprise de l’appui complet puis des activités sportives sont plus strictes.

La décision prise par l’équipe de chirurgiens orthopédistes de réaliser une suture ou une résection méniscale partielle dépendent de la lésion initiale, de sa forme et de sa localisation, de la qualité du ménisque, de l’âge du patient et des lésions associées (cartilage, os, ligaments).

 

La ligamentoplastie, réparation du croisé

La ligamentoplastie du genou est une technique chirurgicale qui consiste à remplacer le ligament croisé antéro-externe (LCAE) rompu du genou. Vous trouverez un rappel anatomique sur le ligament antérieur du genou en cliquant sur ce mot-clef: LCAE.

Lorsque le ligament croisé antérieur est rompu la stabilité de l’articulation du genou est modifiée. Les conditions bio-mécaniques idéales de fonctionnement du genou ne sont plus réunies. Les autres structures anatomiques telles que les ménisques et la cartilage articulaire sont alors soumises à des contraintes inhabituelles et néfastes.

La ligamentoplastie consiste à remplacer le ligament rompu par une « plastie » utilisant soit les tendons des ischio-jambiers soit une partie du tendon rotulien. La décision de raliser une migamentoplastie dépend de nombreux facteurs: âge, activités sportives, profession, lésions méniscales associées…

La ligamentoplastie du genou (exemple avec le DIDT) est une intervention réalisée sous arthroscopie:

1/ Dans un premier temps un bilan complet des lésions articulaires est réalisé sous arthroscopie. S’il existe une lésions d’un ménisque on procède à la réparation de cette lésion ou à l’excision méniscale partielle. Tous les compartiments du genou sont explorés. La rupture du ligament croisé est confirmée.

2/ Prélèvement du greffon: nous procédons ensuite au prélèvement de la greffe autologue qui permettra de préparer la plastie ligamentaire. Dans le cas du DIDT, un ou deux des tendons des muscles ischion-jambiers sont prélevés: le Demi-Tendineux et éventuellement le Droit Interne. Ceci dépendra de la technique utilisée (greffe courte, TLS, DIDT classique…) et de la qualité des tendons. Ce prélèvement est fait au travers d’une courte incision de 4 à 5 cm en regard de la zone d’insertion de ces tendons, sur la « patte d’oie ». Le ou les tendons sont nettoyés, préparés, suturés et calibrés. Des fils tracteurs sont suturés aux deux extrémités de la greffe.

Cette greffe tendineuse est dite « autologue » car les tendons provienne du patient opéré (à la différence d’une « allogreffe » provenant d’un « donneur »).

3/ Les tunnels osseux: des tunnels osseux sont préparés avant l’insertion de la ligamentoplastie.

Un tunnel fémoral et un tunnel tibial sont réalisés grâce à des mèches spécifiques de diamètre adapté à celui de la greffe. Ces tunnels sont fait sous irrigation continue pour ne pas brûler l’os. Le positionnement de ces tunnels est précis et répond à un cahier des charges permettant de restaurer l’isométrie du ligament reconstruit. Ces tunnels permettront au transplant de reproduire le plus précisément possible le trajet du LCA normal.

4/ Le transplant ligamentaire est alors passé dans les deux tunnels et dans l’articulation pour reconstituer le ligament croisé antérieur. Il est ensuite mit en tension et fixé dans les tunnels ou à leur extrémité avec des vis d’interférence ou des attaches synthétiques.

Les différentes incisions sont fermées.

Le genou est mobilisé le jour même de l’intervention pour démarrer la rééducation. Les programmes de rééducations après une ligamentoplastie sont bien établis. Des centres de rééducation spécialisés vous seront conseillés.

Le cyclope du croisé antérieur

Le « cyclope » ou « lésion du cyclope » est une lésion articulaire développée dans le genou au contact du ligament croisé après une  ligamentoplastie. Cette lésion se développe rarement dans les suites d’une reconstruction du ligament croisé antérieur.

Plusieurs hypothèses sont proposées: l’explication habituellement retenue est celle d’une lésion d’arthrofibrose qui est une hyperplasie fibreuse de la synoviale inflammatoire. Cette arthrofibrose se développe en avant du transplant ligamentaire entre les condyles fémoraux. Elle est souvent développée autour ou à partir d’un des moignons du LCA rompu. Il est donc important de bien nettoyer l’échancrure lors de la ligamentoplastie.

Pour d’autre il s’agit d’un fragment ostéo-cartilagineux pédiculé (laissé après le passage des mèches pour faire le tunnel osseux tibial) qui a servit de support à la prolifération fibreuse.

Ce nodule fibreux reste vascularisé et attaché au transplant principal ou à proximité et gêne l’extension du genou du fait de sa position dans l’échancrure.

Le « syndrome du cyclope » se manifeste par une limitation de l’extension du genou (avec souvent un flessum de 5 à 10°, mais qui est inconstant) et des douleurs ou une gêne d’intensité variable. Les activités sportives sont souvent entravées par ces symptômes. Le patient ressent parfois un craquement à l’extension du genou car le nodule fibreux s’interpose dans l’échancrure intercondylienne.

Une arthroscopie du genou permet de retirer cette lésion.

L’IRM du genou et l’arthroscopie mettent en évidence la lésion sous la forme d’une fragment pédiculé ou d’un nodule en battante cloche en arrière du tendon rotulien et en avant du croisé.

cyclope

Cyclope du ligament croisé antérieur

Ostéochondrite du genou, corps étranger

Outre la prise en charge des lésions méniscales et la ligamentoplastie du genou, d’autres gestes peuvent être réalisés sous arthroscopie.

L’ostéochondrite du genou: il arrive dans certaines pathologies comme « l’ostéochondrite » qu’une partie du cartilage et/ou de l’os du fémur (ou plus rarement du tibia) se détache et soit libéré dans l’articulation. Il s’agit, dans l’ostéochondrite, d’un fragment ostéocartilagineux nécrosé, ayant perdu sa vitalité. Libre dans l’articulation il provoque des blocages du genou ou des sensations de ressaut ou de craquement.

Un tel fragment peut soit être refixé à son emplacement initial (situation idéale) grâce à une broche ou une vis ou au contraire simplement retiré de l’articulation. L’une ou l’autre de ces procédures peuvent être faites sous arthroscopie.

L’ostéochondrite est une pathologie habituellement rencontrée chez les enfants et les adolescents.

La biospie synoviale: l’aspect en imagerie (IRM) de la synoviale du genou (la membrane qui tapisse l’articulation du genou) peut être inhabituel. Dans un contexte douloureux cet aspect peut nous conduire à vous proposer une arthroscopie à titre diagnostique. Dans ce cas, l’arthroscopie nous permet de prélever plusieurs petits fragments de la synoviale en différents ponts précis. Le tissu sera analysé pour obtenir un diagnostique précis.

La synovectomie: elle consiste à réaliser l’excision de toute la synoviale d’un ou des deux compartiments du genou. Elle peut être réalisée sous arthroscopie. Ses indications sont rares.

Complication

Toute intervention de chirurgie orthopédique comporte un certain nombre de risques. Nous prenons toutes les précautions pour les minimiser.

Les complications après une arthroscopie du genou sont rares.

Les complications classiquement décrites après une arthroscopie du genou sont : un hématome, une infection, une algoneurodystrophie, une raideur du genou. L’algoneurodystrophie est une complication exceptionnelle qui associe un enraidissement du genou, une déminéralisation osseuse, des douleurs et des troubles de la trophicité cutanée. L’infection après une arthroscopie du genou est également exceptionnelle et survient souvent sur un terrain fragile (diabète, immuno-suppression).

La chondrolyse du genou correspond à la desctruction rapide (en quelques semaines) du cartilage articulaire. Un pincement articulaire complet se constitue sur un ou plusieurs des compartiments du genou. Cette complication peut faire suite à une arthroscopie. Aucun élément ne permet de prévoir cette complication heureusement rare.

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L’Institut de Chirurgie de la Hanche et du Genou est spécialisé dans la chirurgie orthopédique de la hanche et du genou à Paris.